Regards sur Nouvelle-Aquitaine

 

 

*Le B-A B-A de la photographie*

Les notions théoriques de base

 

 

 

L'ouverture.

 

 

Cela fonctionne en fait comme l'iris humain, plus la lumière est faible et plus la pupille s'agrandie *s'ouvre*, plus la lumière est forte plus la pupille se rétracte, *se ferme*. On emploiera donc ces mêmes termes pour la focale …

 

On ouvre en faible lumière, et on ferme en cas de fortes lumières.
Contrairement à ce que vous pensez au début on Ouvre quand on va vers 2.8 en allant vers les chiffres les plus petits et on Ferme quand on va vers f11, f16, f22 en allant vers les chiffres les plus grands.

Pensez toujours à surveiller l'ouverture dans le viseur ou sur l'écran de votre appareil car plus l'ouverture se rapproche de 1.4 ou de 2.8 plus la zone de netteté sera petite, plus vous irez vers les grands chiffres (f11, F16) plus la zone de netteté sera grande, c'est important surtout si vous fonctionnez en automatique : si la lumière baisse et que vous êtes dans une ambiance sombre, l'appareil risque de se régler sur une grande ouverture et, si vous ne surveillez pas, vous risquez de vous retrouver avec une photo floue surtout si vous utilisez un téléobjectif. Pensez donc toujours à regarder ces chiffres qui s'affichent.En portrait on préfèrera une grande ouverture (vers les 1.4 ou 2.8) pour isoler le sujet du fond. En paysage on préfèrera une ouverture plus fermée (en principe de f/5.6 à f/11) pour avoir le maximum de détails. On évite de fermer à f/16 avec un appareil numérique car il y a alors un risque de voir apparaître la diffraction et votre qualité d'image risque d'en pâtir.

 

La vitesse. 

 

A régler en fonction du sujet, si votre sujet bouge rapidement, il est déconseillé de descendre en-dessous de 1/200ème sous peine d'avoir un sujet flou.
Par contre un paysage peut être pris à 1/60ème de seconde à main levée avec des focales de 28 à 60 mm et à des vitesses inférieures si vous prenez la photo sur trépied (jusqu'à plusieurs secondes par exemple pour des photos de nuit ou pour avoir des effets de trainées de phares ou de stops de voitures).

Surveillez donc bien la vitesse et l'ouverture avant de prendre une photo en vous rappelant bien qu'à main levée l'idéal est d'être quand même au-dessus d'1/100ème de seconde et que plus vous irez vers les télés plus votre vitesse devra être rapide :

Mnémotechnique si vos objectifs ou votre APN n'est pas stabilisé:
focale 100 mm --> 1/100è de seconde minimum
focale 200 mm --> 1/200è de seconde minimum
focale 300 mm --> 1/300è de seconde minimum

Si votre sujet est en mouvement il faudra en principe doubler la vitesse au minimum et suivant la vitesse de déplacement du sujet que vous photographiez peut-être même tripler ou quadrupler cette vitesse. Vous voyez qu'il y a deux choses impératives à surveiller : l'ouverture et la vitesse. Pour les débutants vous pouvez laisser faire votre appareil en cas de beau temps, mais en cas de faible luminosité ou dans des endroits sombres, faites très attention aux automatismes, vous risquez de vous retrouver soit avec une ouverture trop grande et une zone de netteté trop courte, soit avec une vitesse trop basse qui va engendré un flou non voulu.

 

Les iso.

 

 

Les appareils rendent le meilleur d'eux même quand ils sont réglés sur 50 iso voire 100 ou 160 iso, mais plus on monte en iso plus on perd dans les détails et dans la colorimétrie. Plus on monte dans les iso plus on risque aussi d'avoir du "bruit" important dans les images.
Quand cela est possible on restera donc dans une plage entre 50 et 160 iso. Cependant quand la lumière n'est pas assez importante, il est parfois obligatoire de monter dans les iso c'est à dire d'aller au-delà de 160 iso vers 400, 800, 1600 ou 3200 iso. Il faut néanmoins être conscient que la qualité des images prises à 3200 iso ne sera pas équivalente à celles prises à 100 iso.
A l'heure actuelle, beaucoup d'appareils permettent quand même de bonnes photos à 400 iso ou 800 iso, même certains compacts, à condition de ne pas dépasser un format A4 pour le tirage avec ces petits appareils.
Un réflex comme le Nikon d7000 permet des photos exploitables à 1600 iso si on n’est pas trop regardant et des photos excellentes à 800 iso. Mais dès que la lumière manque trop et que le sujet n'est pas statique, l'alternative est donc de prendre la photo au flash si son utilisation est possible. Les derniers boitiers réflex APS-C sortis comme le Nikon D7000, le Canon 60D, permettent aussi d'excellentes images jusqu'à 3200 iso.

 

Le bruit.

 


On parle de bruit dans les images comme on parlait un peu de "grain" pour les photos argentiques, sauf que le bruit des images numériques se traduit par des petits fourmillements de points multicolores (le grain était unicolore et la forme des points plus aléatoire en argentique). On le voit surtout dans les zones plus ou moins sombres d'une photo quand on monte dans les iso. Sur les compacts ou bridges (sauf le Sony R1 qui a un grand capteur) en général le bruit "monte" plus vite qu'avec les appareils réflex, ceci est dû au fait que les compacts et bridges on un capteur plus petit, je ne rentrerai pas ici dans les détails, je veux juste vous faire comprendre ce qu'est le bruit.
Ceci ne veut pas dire qu'on ne trouve pas de bruit dans les photos numériques issues de réflex mais en règle générale les photos issues de prises de vue à 400 iso d'un réflex sont pleinement exploitables. Sur certains réflex on peut monter à 800 ou 1600 iso sans trop de dégradation de la qualité d'image. Sur les compacts à quelques rares exceptions près il est souvent difficile de dépasser les 400 iso pour garder une image propre.
Les appareils photos intègrent tous maintenant un filtre antibruit qui agit automatiquement, qui ne l'élimine pas mais réduit visuellement un peu ce bruit, mais si l'antibruit gomme le plus gros du bruit il a aussi une fâcheuse tendance à gommer aussi les détails, l'idéal est donc d'éviter si c'est possible de trop monter dans les iso.

 

Le piqué.

 

Beaucoup de gens confondent piqué et netteté, ce n'est pas la même chose, une photo peut-très bien être nette et ne pas offrir beaucoup de piqué et ne pas en avoir besoin. Le piqué d'un objectif et/ou d'un couple boitier-objectif est sa capacité à rendre les détails les plus fins et à améliorer ainsi la netteté finale de l'image. Le piqué n'est pas obligatoire par exemple en portrait où l'on préfère ne pas mettre l'accent sur tous les pores de la peau, ni sur les petits boutons que celle-ci peut comporter, par contre le piqué sera très utile en photos macros par exemple. Pensez à piqué comme piqure d’une aiguille très fine.

 

La profondeur de champ.

 

Vous entendez parler de profondeur de champ mais vous ne savez pas ce que c'est ?
Ce terme indique la zone de netteté que vous obtiendrez en prenant votre photo :
par exemple si la zone de netteté est de 3m à 10m de vous, on dira que la profondeur de champ est de 7m. (10 - 3 = 7), ceci est juste un exemple).

A noter : Admettons que vous fassiez la mise au point sur un objet précis, il faut savoir que la zone de netteté sera en principe répartie de 1/3 à l'avant du sujet et de 2/3 en arrière du sujet avec un objectif transtandard.

Le plus simple si on veut connaitre précisément la profondeur de champ est d'utiliser un calculateur de profondeur de champ qui tiendra compte de l'appareil suivant son capteur, de la focale de l'objectif, de l'ouverture et de la distance du sujet par rapport au photographe.

Quelques exemples :
Avec D7000 avec un objectif de 50mm avec l'ouverture réglée à 5.6 et un sujet à 10 mètres, cela donne comme résultat :
Limite proche acceptable en netteté : 7 mètres
Limite lointaine acceptable en netteté : 17.5 m
Profondeur de champ : 10.5m
Distance nette en avant du sujet (29%) : 3 m
Distance nette en arrière du sujet (71%) : 7.50 m

Avec le même boitier et le même objectif de 50mm, mais pour un paysage de campagne ou de mer, si je veux avoir tout net, avec une mise au point à 15 mètres et une ouverture réglée à f11
cela donne :
Limite proche acceptable en netteté : 6.56 mètres
Limite lointaine acceptable en netteté : jusqu'à l'infini
Profondeur de champ : pratiquement infinie
Distance nette en avant du sujet : 8.4 m
Distance nette en arrière du sujet (71%) : infinie

Si je règle le D7000 sur une mise au point à 12m je m'aperçois que je serais aussi net jusqu'à l'infini et que je vais gagner un peu en avant, donc je le règlerai sur 12m et ainsi je serai net de 5.92 à l'infini.

Les choses changent nettement avec un téléobjectif :
Reprenons le même appareil mais sur lequel j'aurai monté un objectif de 400mm, je règle ma mise au point sur 10m comme tout à l'heure avec mon 50mm, avec la même ouverture de 5.6, et voilà le résultat :limite proche acceptable en netteté : 9.94 mètres
Limite lointaine acceptable en netteté : 10.1 m
Profondeur de champ : 0.13m (soit 13 cm)
Distance nette en avant du sujet (50%) : 0.06 m
Distance nette en arrière du sujet (50%) : 0.06 m

Ceci pour vous expliquer que plus on utilise un gros télé, plus la profondeur de champ est faible et le rapport avant arrière du sujet devient alors de 50% en avant et de 50% en arrière du sujet.

Si je monte un grand-angle de 28mm sur le même appareil, avec une ouverture de 5.6 je serai net de 3.82 m à l'infini.

Avec ce même grand angle mais réglé sur F16 et en faisant le réglage de la mise au point sur 3 mètres je serai net de 1.39m à l'infini.

Donc rappelez-vous que plus vous utiliserez un grand angle plus votre zone de netteté possible sera importante, plus vous irez vers les gros télés plus la profondeur de champ se réduira puisque comme nous l'avons vu avec notre 400mm nous n'avons plus que quelques centimètres qui seront nets si mon ouverture est de 5.6 à 10m du sujet.

Conclusion: on voit bien ici que si l'autofocus des appareils est bien utile il y a des cas où les réglages manuels sont plus intéressants, surtout quand on cherche la plus grande profondeur de champ. En paysage très profond dont je veux privilégier la netteté et l'impression de profondeur je suis plus souvent en réglage manuel qu'en autofocus surtout qu'on a tout son temps pour faire de beaux réglages sur les paysages.

Par contre si il y a un objet disgracieux "dans le champ" genre poubelle qui déborde, en admettant que je ne puisse pas me placer autrement pour l'éviter, je vais essayer de régler ma profondeur de champ et ma zone de netteté afin que cette affreuse poubelle soit le plus floue possible tout en gardant mon sujet net et en le mettant en valeur.

 

La mesure de l’exposition.

 

Pour qu'une photo ne soit ni trop claire, ni trop sombre, il est indispensable que le film reçoive exactement la quantité de lumière dont il a besoin : pas plus (ou il y a "surexposition"), pas moins (ou il y a "sous-exposition").

 

 

Le dosage de la lumière se fait en mesurant la lumière qui éclaire le sujet photographié (lumière solaire, lumière "flash", lumière ambiante, etc.), compte tenu de la SENSIBILITE du film (son "coefficient de buvardage" de la lumière, exprimée aujourd'hui en ISO, hier en ASA ou en DIN, avant-hier en degrés Schneider, etc.).

 

Une fois cette mesure faite, on va rechercher le meilleur équilibre possible entre le TEMPS pendant lequel l'obturateur laissera passer la lumière (temps de pose" ou "vitesse d'obturation", souvent abrégé en "vitesse") et la grandeur de l'OUVERTURE de l'orifice à travers lequel la lumière va passer, à savoir le diaphragme (on parlera donc d'"ouverture du diaphragme" souvent raccourci en diaphragme).

Si on choisit une ouverture plus grande, on devra choisir un temps d'exposition plus court, et vice-versa.

On peut en effet comparer çà à la situation de quelqu'un qui doit vider dans un entonnoir le contenu d'un récipient : plus l'entonnoir (le diaphragme) est étroit plus il faudra longtemps (le "temps de pose") pour que le liquide s'écoule.

Tout se résume en divers compromis :

1) ce qu'on gagne en ouverture, on le perd en vitesse.

2) si on expose trop, les parties sombres y gagnent, les parties claires y perdent, et vice-versa

 

Choix vitesse/diaphragme.

 

Photo d'action : une vitesse rapide figera le sujet, une vitesse lente peut accentuer la "sensation" de déplacement.

 

Photo de portrait : on choisira généralement une grande ouverture qui diminue la profondeur de champ, permettant au visage de se détacher net d'un arrière-plan flou

Photo de paysage : on fermera le diaphragme pour élargir la profondeur de champ

Photo de gros plan (sauf portrait) : comme en paysage, on fermera le diaphragme pour élargir la profondeur de champ.

 

 

Bien exposer.

 

Les appareils photographiques actuels ont en général un posemètre (ou "cellule d'exposition", en abrégé «cellule") incorporé qui prend en charge la mesure de lumière, en tenant compte éventuellement des instructions imposées par le photographe (choix de la vitesse ou de l'ouverture). La "cellule" peut mesurer la lumière de différentes manières, réparties en trois grands groupes.

 

 

MESURE PONDEREE : il s'agit d'une moyenne de l'ensemble de l'image, en privilégiant les zones statistiquement considérées comme prioritaires.

 

MESURE MULTIZONE, ou "MATRICIELLE" : la cellule mesure séparément un certain nombre de points de l'image. Au départ de cette "analyse" le cerveau électronique de l'appareil fait une "synthèse" qui tient compte de situations-types que le fabricant a mis dans la mémoire de l'appareil (des algorithmes).

 

MESURE SPOT : la cellule mesure une zone très limitée du sujet, correspondant au repère AF au centre du viseur. Cela permet au photographe, soit de calibrer l'exposition en fonction d'un élément prioritaire, éclairé très différemment du reste de l'image, soit de faire lui même le travail que l'appareil fait tout seul en mesure matricielle.

 


L'hyperfocale.

 

Ce terme signifie que la zone de netteté sera de X mètres à l'infini. On utilise souvent l'hyperfocale en reportage lorsqu’on n’a pas le temps de mettre au point, on est ainsi sûr que la photo sera nette (sauf bien sûr si on descend en dessous du minimum de l'hyper focale).
Avec un grand-angle et une petite ouverture à f11 on peut avoir de très grandes profondeurs de champs jusqu'à l'hyperfocale avec des zones nettes de 3 mètres à l'infini.

 

Les stabilisateurs. 

 

Le stabilisateur ne figera jamais le sujet que vous prenez en photo, il sert uniquement à stabiliser votre appareil pour éviter les flous de bougés du photographe et uniquement du photographe, et ceci quelque soit l'appareil ou sa marque.

 

 

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