Regards sur Nouvelle-Aquitaine

 

La Sauvetat-du-Dropt


Localisation de La Sauvetat-du-Dropt : Latitude N 44°39' / Longitude E 0°20' / Altitude : 48 m 

 

Est située dans le département du Lot-et-Garonne en région Nouvelle-Aquitaine. 

 

"LA SAUVETAT DU DROPT" est un petit village en bordure du Dropt ( la rivière), et qui garde de nombreux éléments architecturaux de son passé et qui fut autrefois le siège d’un monastère. La Sauvetat tire son nom du latin « salvitatem » qui signifie action de sauver, salut, sauveté. C’était le nom donné à toutes les villes de refuge qui jouissaient d’une garantie de non agression accordée par le seigneur local. La Sauvetat fut sous la souveraineté des Abbés Prieurs qui en étaient les seigneurs et qui, à cause de l’état perpétuel de violences, l’entourèrent de fortes murailles. Vers la fin du XIe siècle, sous la féodalité de lors de l’établissement des Grands Fiels, elle fit partie du domaine des seigneurs de Caumont. Nompar de Caumont, premier du nom, en était le suzerain en 1211. En 1211, elle s’appelait, d’ailleurs, La Sauvetat-de-Caumont. En 1789, elle prit le nom de Sauvetat-du-Drot, puis enfin en 1910 son nom actuel de La Sauvetat-du-Dropt. La Sauvetat vit naître en 1619 Jean Claude, fils du pasteur de l’église réformée de La Sauvetat, devenu lui-même pasteur en 1645. Disciple de Calvin, il était perçu comme l’un des plus grands hommes de son temps en raison de son autorité théologique. Contraint à l’exil suite à la révocation de l’Edit de Nantes (1685), il trouva refuge à La Haye auprès de la Cour du Prince d’Orange où il mourut le 13 janvier 1687, à l’âge de 68 ans. La commune vit aussi naître le Général, Jacques Delmas de Grammont (1796-1862), qui, en 1850 fit adopter la première loi punissant les maltraitances envers les animaux domestiques.

               

Éléments d'Histoire:

Ancienne bastide du 13ème siècle occupée par les Anglais, la dernière place de l'Agenais à être occupée.

Endommagée par les guerres de Religion, incendiée à la fin du 17ème siècle par le duc de la Valette venu exterminer une assemblée de Croquants.

Appelée autrefois La Sauvetat-de-Caumont et La Sauvetat-d'Eymet.

Patrie du pasteur protestant Jean Claude et de Jacques Delmas de Grammont, qui fit voter sous Napoléon III la première loi protégeant les animaux.

Patrimoine architecturalPont médiéval dit « le vieux pont », classé monument Historique par arrêté du 30 janvier 1992.Éléments protégés: bassin de retenue, éléments hydrauliques (voir la notice du Ministère de la Culture)  Église romane remaniée 16ème siècle. Vieux quartiers, maisons 13èmesiècle, restes de remparts. Tour. Manoir « du bout du pont.

Voici un lien pour visiter le site de La Sauvetat du Dropt

 

http://www.la-sauvetat-du-dropt.fr/

 

La commanderie de la Sauvetat du Dropt

La Sauvetat-du-Dropt est une commune située dans la Guyenne (ou Guienne) en Agenais, traversée par le Dropt, sur la route entre Eymet et Duras. Il est difficile de situer précisément l'implantation de la commanderie, mais elle était probablement à la limite des communes de La Sauvetat-du-Dropt, et d’Agnac, comme en témoignent les rares possessions templières qui subsistent encore (voir paragraphe correspondant). Au XIIIème siècle, la famille de Blanquefort était l'une des plus puissantes de Guyenne et l'immense seigneurie s'étendait de la Garonne à l'océan Atlantique et au bassin d'Arcachon. La famille s'éteint vers 1250, faute de descendance. Henri III puis Édouard Ier, rois d'Angleterre et ducs d'Aquitaine, font l'acquisition du Blanquefort et des terres par deux achats en 1254 et 1270. Pour faire face à ses créances, Edouard II cède la seigneurie de Blanquefort au neveu du pape Clément V, en 1308. En 1307, lorsque les Templiers sont arrêtés en France, la commanderie de La Sauvetat-du-Dropt est encore Anglaise (le Duc de Guyenne est Edouard II), vassal du Roi de France Philippe Le Bel pour ces domaines enclavés en France. Par héritage, elle revient à Aymeri de Durfort, seigneur de Duras, en 1325. Le château Blanquefort finit la guerre de Cent Ans sous domination française, entre les mains de la plus puissante famille d'Aquitaine. Le 8 mai 1360, lors du traité de Brétigny la France perd à nouveau l’Aquitaine (Guyenne, Gascogne, Quercy, Rouergue, Limousin et Poitou), le Ponthieu et Calais au profit des Anglais. En 1374, Du Guesclin et le duc d'Anjou lancent une offensive en Guyenne et reprennent aux Anglais Penne-D’agennais, Saint-Sever, Moissac, Sainte-Foy-la-Grande, Castillon, Langon, Saint-Macaire, Sainte-Bazeille, La Réole. La Guyenne est réunie au domaine du roi de France après la bataille de Castillon en 1453, mais le duché revint définitivement à la couronne française à la mort de Charles de Valois en 1472. En 1561, la province est érigée en gouvernement de Guyenne avec pour siège Bordeaux. En 1635, une révolte de Jacquerie des Croquants a lieu dans le contexte de la guerre contre l'Espagne : la pression fiscale est lourde et des émeutes éclatent. En 1636, des soulèvements dans les campagnes apparaissent contre les tailles en Angoumois et au Périgord. C’est le début de l’une des plus grandes guerres civiles déclenchées par des paysans. Le duc de La Valette, envoyé par le roi, arrive du Pays basque avec trois mille hommes et met fin à la révolte le1er juin 1637 à la bataille de La Sauvetat-du-Dropt. Un millier de croquants meurent, mais une amnistie sera accordée. En 1790, la province de Guyenne est divisée en cinq départements à peu près complets : Gironde (à l'est de la Garonne) ; Dordogne; Lot-et-Garonne; Lot et Aveyron. Le manoir du bout du Pont de la commune d'Agnac limitrophe, faisait partie des propriétés des Templiers de la Sauvetat-du-Dropt. Un pigeonnier qui repose sur neuf colonnes de pierre dont le haut est terminé en forme de champignon pour éviter l'atteinte des rongeurs. Le Pont médiéval, dit aussi "le Vieux Pont" ou à tort "Pont Romain" (D'après son architecture, le pont semble contemporain de la première phase d'extension du bourg, au XIIIème siècle). Il est situé sur le Dropt, à cheval sur les communes d'Agnac et de La Sauvetat-du-Dropt: il comprend 23 arches dont 11 de style roman et 12 de style gothique. Une croix de pierre qui était placée sur une des arches en arc plein cintre, vers l'écluse, a été emportée par une crue dans les années 1960, il reste le socle.

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