Regards sur Nouvelle-Aquitaine

 

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Le genre Dendrobates est constitué de plusieurs espèces localisées du sud du Nicaragua, au nord-ouest de l'Équateur, dans l'est de la Andes de la Colombie au nord du Pérou, au Surinam, en Guyane Française et au Brésil. Toutes les espèces de ce genre ont été inscrites à l'annexe II de la Cites, afin de contrôler leur commercialisation.

La grenouille dendrobate bleue (Dendrobate azureus), est un amphibien mesurant de 3 à 4,5 cm, originaire d’Amérique du sud. On la trouve plus particulièrement au Surinam.

Elle a été découverte par Edward Drinker Cope en 1865. Outre le bleu extraordinairement vif de sa peau mouchetée de noir, cette espèce a la particularité de produire une toxine très violente, appelée batrachotoxine. Ce poison est 250 fois plus puissant que le curare.

Cet amphibien le produit à partir des insectes toxiques dont il se nourrit. De ce fait, la même grenouille nourrie d’insectes non toxiques en captivité perd sa toxicité. Il faut néanmoins éviter de la manipuler à mains nues alors. En captivité, elle peut vivre entre cinq et huit ans.

Elle n’a que peu de prédateurs dans la nature. La couleur éclatante de sa peau est dite  » aposématique « . Cela signifie qu’elle indique aux éventuels prédateurs que l’animal n’est pas comestible, par le biais de sa couleur vive.

A l’état sauvage, les têtards sont victimes de cannibalisme (ils sont mangés par les autres têtards de la famille) mais aussi des larves de libellule, très voraces. Les adultes n’ont à redouter que quelques serpents et araignées.

Autrefois, les indiens des tribus amérindiennes frottaient cette grenouilles contre la peau de jeunes perroquets. Sous l’effet de la toxine sur l’épiderme, les plumes qui poussaient prenaient alors des couleurs extraordinaires. Ces dernières étaient ensuite utilisées pour orner les parures de cérémonie.

Cette substance était également utilisée pour enduire la pointe des flèches, d’où le surnom de « grenouille à flèches » parfois donné à la grenouille dendrobate bleue. La pauvre bête était alors cuite vivante, pour exhaler tout le poison contenu dans son organisme que les chasseurs recueillaient.

Arboricole et diurne, elle vit dans les sous bois humides proches des cours d’eau. Il est possible de l’accueillir dans un terrarium chauffé entre 22 et 28 °C , densément planté et pourvu de branches, pour qu’elle se sente en sécurité. A ce titre, les Broméliacées sont du plus bel effet.

Il faut maintenir un taux d’hygrométrie très important, de l’ordre de 80 à 90 %, ce qui implique un nettoyage régulier, pour éviter les moisissures et le développement de parasites.

Un espace de 50 cm de côtés et de haut convient à un couple. Elle est nourrie tous les deux jours, avec de petits grillons et des drosophiles. Un récipient d’eau peu profond lui permet de se rafraîchir. Quelques centimètres suffisent, avec une pente douce ou des pierres pour l’aider à sortir, car la nage n’est pas son don le plus développé.

La reproduction passe souvent inaperçue en captivité. La femelle pond les oeufs à l’abri, sous une feuille ou un élément du décor, puis le mâle les féconde.

Une fois les têtards nés, les parents les transportent sur leur dos pour les mettre en sécurité, puis la mère vient pondre un œuf non fertilisé pour qu’ils se nourrissent, tous les deux ou trois jours environ.

Une fois que les petits atteignent l’âge adulte, il faut les séparer du reste du groupe et former des couples. En effet, la grenouille dendrobate n’est pas grégaire, et la femelle dominante est particulièrement agressive, allant jusqu’à faire mourir de stress ou noyer ses rivales. De plus, mâles et femelles sont territoriaux.

Cette espèce est actuellement menacée d’extinction. Elle est considérée comme menacée par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

Comme tous les Dendrobatidés, elle est protégée par la Convention de Washington. Seuls les sujets issus de l’élevage, papiers de cession à l’appui, sont autorisés à la détention.

 


1. Description

Les Anglo-Saxons regroupent les espèces de ces différents genres sous le nom de "poison frogs", ou "poison dart frogs". Ce nom populaire vient de la Batrachotoxine (un alcaloide qui, chez certaines espèces, est très dangereux, voire mortel) que ces petites grenouilles sécrètent sur leur peau, que certaines tribus indiennes utiliseraient pour enduire de poison la pointe de leurs flèches (dart).
En pratique, seules trois espèces d'un genre voisin Phyllobates, dont Phyllobates terribilis, sont réellement dangereuses dans la nature. Les autres espèces provoquent simplement des réactions d'irritation, surtout si le poison qu'elles sécrètent entre en contact avec les muqueuses. Les Dendrobates ne méritent donc pas vraiment ce surnom de « poison dart frogs ».
Quant aux animaux du commerce, même les Phyllobates, ils ne sont normalement pas dangereux. En effet, en captivité, ces grenouilles perdent l'essentiel de leur toxicité. C'est encore plus vrai pour les animaux nés en captivité. La théorie ancienne et dominante (mais longtemps pas vraiment prouvée) voulait que leur poison soit d'origine exogène, c’est-à-dire produit hors de leur corps. Il viendrait d'insectes eux-mêmes toxiques, dont ils se nourrissent. Personne ne faisant encore l'élevage de tels insectes pour nourrir ses pensionnaires, ceux-ci perdent donc assez vite leur toxicité. Début 2004, des travaux ont été publiés indiquant que la réalité est un petit peu plus complexe : les dendrobates (comme les autres Dendrobatidés) ont effectivement besoin de se procurer les alcaloides de base pour leur poison dans les insectes qu'elles chassent. Mais elles n'utilisent pas tous les alcaloïdes ainsi collectés tels quels. Une équipe de chercheurs américains, menée par john Cover, de l'aquarium national de Baltimore(États-Unis), a réussi à montrer chez des dendrobates la présence d'une hydroxylase  capable de transformer un alcaloïde donné en un composé cinq fois plus dangereux [1] .
Les dendrobates font 2 à 6 cm (en moyenne 4 cm), et sont souvent très colorées. Ces couleurs, loin d'être un camouflage, sont un signal leur permettant d'être repérées par les prédateurs. Ceux-ci connaissent leur goût affreux, voire leur dangerosité, et les évitent donc.
Les dendrobates vivent dans les forêts pluviales d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. Ils vivent surtout au niveau du sol. Certaines espèces ont un tempérament de grimpeuses, et montent volontiers sur les arbres. Mais les dendrobates ne sont pas véritablement des arboricoles.

 

Amazonie - inddiène: http://www.amazonie-indienne.com/amazonie.html

 

Dendrobates SP: http://batraciens.net/dendrobates.php

 

Dendrobates vient d'Amérique centrale et du nord de la Colombie. Pérou. Suriman. Guyane. Brésil

 

Superfamille Dendrobatoidea

Cope, 1865

Il existe environ 300 espèces de grenouilles toxiques dans la superfamille Dendrobatoidea (Dendrobatidae + Aromobatidae), et la vitesse à laquelle de nouvelles espèces sont découvertes ne montre aucun signe de ralentissement. Grant et al. (2006) ont publié une révision majeure de la taxonomie des grenouilles toxiques. Bien que nous ayons accepté de nombreux changements qu'il a apportés (en particulier dans la famille Aromobatidae), nous avons également eu (au début) de nombreuses préoccupations concernant la révision de la famille Dendrobatidae, en particulier de la sous-famille Dendrobatidae. Notre principale préoccupation était que les méthodes phylogénétiques utilisées dans Grant et al. (2006) sont quelque peu controversés et préoccupés par le fait que les futures études phylogénétiques pourraient donner des résultats différents. Toutefois, nous avons abordé ce sujet dans des études récentes et avons constaté que la topologie présentée par Grant et al. (2006) est robuste pour diverses différences méthodologiques. Par conséquent, les clades monophylétiques identifiés par l'étude de Grant et al. Sont stables, et donc la phylogénie sur laquelle réside la taxonomie est maintenant largement non controversée.

La controverse actuelle concernant les noms de grenouilles toxiques est principalement subjective. Est-ce que les grenouilles toxiques devraient être retenues comme une grande famille ou divisées en deux? Dendrobates devrait- il être considéré comme un seul genre contenant 37 espèces ou divisé en 7 genres contenant entre 1 et 16 espèces? Les taxons de niveau supérieur comme le genre et la famille n'ont pas de «concepts» sous-jacents acceptés (contrairement aux espèces): la seule exigence réelle est qu'ils soient monophylétiques. En général, le «fractionnement» taxonomique augmente la précision des noms et peut faciliter la communication. Par exemple, il est plus facile de dire Oophaga que de «obliger les nourrissons d'œufs dans le genre Dendrobates ». Cependant, le fractionnement a également l'inconvénient de provoquer une instabilité taxonomique. Par exemple, Quelqu'un qui lit un document plus ancien ou effectue une recherche littéraire peut ne pas se rendre compte que Dendrobates arboreus et Oophaga arborea sont le même organisme . Ainsi, la réponse aux questions posées ci-dessus est en grande partie une question de goût et d'utilité. Si une taxonomie nouvellement proposée est scientifiquement rationnelle, et elle est utile, elle devrait être acceptée par la communauté scientifique. Nous avons trouvé que la taxonomie actuelle était utile, et nous l'avons adoptée dans tout ce site et nos publications. Alors il devrait être accepté par la communauté scientifique. Nous avons trouvé que la taxonomie actuelle était utile, et nous l'avons adoptée dans tout ce site et nos publications. Alors il devrait être accepté par la communauté scientifique. Nous avons trouvé que la taxonomie actuelle était utile, et nous l'avons adoptée dans tout ce site et nos publications.

Voici un aperçu de la taxonomie proposée par Grant et al. 2006. Les changements majeurs incluent: 1) la famille Dendrobatidae a été divisée en deux familles: Aromobatidae et Dendrobatidae, (2) l'ancien Colostethus a été limité à seulement 19 espèces, et les genres Allobates et Hyloxalus contiennent près de la moitié de tous les dendrobatoïdes ( 3) le genre Ameerega se réfère essentiellement à l'ancien Epipédobates moins le groupe tricolore , (4) Le Dendrobates a été limité à seulement 5 espèces (principalement les grands nourrissons non-œufs), (5) Oophaga se réfère au groupe histrionica (obliger les nourrissons d' œufs ),

Les mises à jour les plus récentes comprennent la reconnaissance d' Excidobates (Twomey & Brown 2008) et Andinobates (Brown & Twomey et al., 2011).

En cliquant sur les noms de genre, vous trouverez une courte description de ce genre, une liste d'espèces incluses dans le genre et des liens vers des comptes sur le terrain et des publications originales (si disponibles). Pour l'instant, nous nous concentrons uniquement sur les grenouilles de la famille Dendrobatidae. Vous trouverez plus d'informations sur Aromobatidae sur le site Internet des espèces amphibiennes du monde.

 

Source https://www.dendrobates.org/dendrobatoidea/

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